10 mai 1968. Trois jours avant l’appel à la grève générale, 3 000 lycéens montalbanais paralysaient la cité natale de Daniel Cohn-Bendit 1. L’origine gasconne de Dany le Rouge n’eut certes qu’une modeste influence sur l’impétuosité de la jeunesse tarn-et-garonnaise mais cela n’empêcha pas la cité d’Ingres de traverser une longue période d’agitation, à l’image de celle qui toucha de nombreuses villes moyennes.
Du boulot ! », « Des débouchés ! », « Des facs pour tous ! »… Les slogans des lycéens montalbanais qui s’ébranlent en cortège de la place Prax-Paris, en ce 10 mai, en direction de la préfecture, ne sont guère révolutionnaires 2. « Tout a commencé au lycée de garçons d’Ingres où, le matin du 10 mai, les pensionnaires avaient prémédité, la veille, de boucler l’établissement », se souvient Jean - Paul Damaggio qui avait alors 17 ans 3. « Des piquets de grève en empêchaient l’entrée et, spontanément, nous sommes partis débaucher les filles juste à côté, au lycée Michelet. » Et si l’enrôlement y fut plus difficile, les « responsables de l’établissement ne les laissant sortir qu’au compte-gouttes », à La Fobio (l’actuel lycée Antoine-Bourdelle), c’est la presque totalité du lycée technique qui rejoint ce cortège totalement spontané.
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Pierre Lefranc est mort. L’un des barons du gaullisme s’est éteint le 7 janvier 2012. L’occasion pour Arkheia d’exhumer de ses archives l’entretien qu’il nous avait accordé dans notre numéro 7-8-9 dédié au gaullisme et à l’antigaullisme dans le Sud-Ouest. (n°7-8-9). Notre correspondant en Corrèze Gilbert Beaubatie nous rappelle également que l’ancien résistant gaulliste avait ses attaches dans le Sud-Ouest, plus particiulièrement à Brive.