Arkheia, revue d'histoire

Le temps des Croix-de-Feu

Par Guillaume Gros
Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Arkheia 20
Auteur : Guillaume Gros est professeur d’histoire et de géographie, à Toulouse, auteur d’une thèse sur Philippe Ariès et membre du comité de rédaction de la revue Arkheia.

Page suivante

Fondée en 1927, les Croix-de-Feu, participent à un vaste mouvement antiparlementaire qui culmine lors de l’émeute du 6 février 1934. Pour la gauche, les troupes du colonel La Rocque représentent désormais une menace fasciste. La récente parution des Croix-de-Feu à l’âge des fascismes est l’occasion de revenir sur l’histoire de la seule ligue française devenue une organisation de masse.

« Une vague hurlante de manifestants part à l’assaut du pont de la Concorde. ( … ) Les gardes à cheval qui, seuls maintenant , doivent assurer la défense du pont, sont débordés et contraints de se replier vers le Palais Bourbon. » C’est dans ces termes que le Populaire , journal de la SFIO , relate dans son édition du 7 février un moment critique de la manifestation de la veille qui s’est rapidement transformée en émeute sanglante. Tout au long du mois de janvier, sous l’impulsion de l’Action française de Charles Maurras, en pointe avec ses célèbres camelots, les ligues nationalistes avaient entretenu un climat quasi insurrectionnel en stigmatisant le gouvernement radical de l’époque compromis dans des affaires de corruption. Fidèle à la stratégie de la tension entretenue par ses troupes, le colonel de La Rocque aligne ce jour-là environ 8 000  (...)


Page suivante


| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
D’un totalitarisme à l’autre... Les liaisons dangereuses de la Ligue des droits de l’homme
A lire : La Ligue des droits de l’homme adopta très tôt une attitude complaisante à l’égard du régime bolchevik. Retour sur l’histoire méconnue d’une certaine gauche qui, selon le mot de George Orwell, fut « antifasciste mais pas antitotalitaire ».
Les camps d'internement français
Table ronde d’Arkheia : Vichy, État (...) Le 3 novembre 2005, l’université Paul-Valéry de Montpellier avait l’obligeance d’accueillir en ses murs une table ronde organisée par arkheia sur quelques idées clefs de la préparation du présent (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 20 € pour une année complète d’Arkheia