
La suite est connue. À la « drôle de guerre » succède l’humiliation de la défaite avec , pour conséquence immédiate , la cessation des travaux de construction des usines de guerre et l’arrêt de leur production, conformément au texte de la convention d’armistice franco - allemande du 22 juin 1940 , qui stipule : « Article 6 – Les armes , munitions et matériel de guerre de toute espèce [ … ] devront être entreposés ou mis en sécurité sous contrôle allemand ou italien respectivement [ … ]. La fabrication de nouveau matériel de guerre en territoire non occupé devra cesser immédiatement [ … ]. Article 13 – Le gouvernement français s’engage à veiller à ce que , dans les territoires à occuper par les troupes allemandes, toutes les installations , établissements et stocks militaires soient remis intacts aux troupes allemandes … ». Quelques semaines plus tard paraît au Journal Officiel la loi du 15 octobre 1940 qui précise, dans son article premier : « sont interdites [ … ] pour la durée de l’armistice [ … ] les fabrications nouvelles de matériels de guerre et la poursuite des fabrications en cours de ces matériels ». L’action du ministère de l’Armement se trouve dès lors limitée à la liquidation des opérations en cours. Quant au service des Poudres, démilitarisé, il passe au ministère de la Production industrielle.
Où en est - on, en France, du vaste programme de construction d’usines d’armement ? Le 22 juillet 1940, Marius Jugnet , contrôleur général (...)