Après la Deuxième Guerre mondiale, durant laquelle nombre des siens ont lutté et sont morts courageusement, victimes du nazisme et du régime de Vichy, la LDH épouse toutes les campagnes de mobilisation orchestrées par le PCF, alors premier parti de France, et ses multiples organisations satellites. Prenant le relais de « l’antifascisme », la dénonciation de l’Amérique comme source de tous les maux s’inscrit dans la guerre froide opposant le camp occidental et les « militants pour la Paix » – c’est-à-dire favorables à une pax sovietica 22. Ce pacifisme unilatéral ne surprendra pas. Il se situe dans la continuité des liaisons dangereuses, initiées en 1918, entre la Ligue des droits de l’homme et le totalitarisme communiste. En revanche, les positions de la LDH à l’égard de l’empire colonial français pourraient scandaliser ses militants actuels. Avant la guerre d’Algérie, en effet, ses responsables, comme la plupart des militants de gauche, croient en la mission « civilisatrice » de la colonisation. Ainsi, l’éminent anthropologue et liguard Paul Rivet, chantre de l’appel du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes en février 1934, et (...)
1940, la Belgique du repli. L’histoire d’un petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France (100 photos et 50 témoignages inédits).