Arkheia, revue d'histoire

L’inondation du siècle, mars 1930

Par Max Lagarrigue
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Article publié dans
Arkheia n°21
Auteur : historien, directeur de la revue Arkheia.
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(...) grande obscurité, car l’usine électrique inondée ne produit plus d’énergie. Le Tescou submerge le quartier bas de la rive droite et toute la rive gauche ; seule la gare de Villebourbon émerge comme une île. Au bout de quelques heures, des centaines de maisons s’écroulent dans un fracas assourdissant, amplifié par le vacarme des eaux turgescentes. L’eau atteint 11,90 m dans la traversée de la ville. Au matin, les quartiers de la rive droite sont entièrement détruits. L’état de la « Ville rose » est tel que l’on aurait pu croire à un bombardement. Poursuivant sa longue chevauchée, le Tarn, gonflé par l’apport des flots boueux de l’Aveyron, également en crue, envahit le chef - lieu d’arrondissement : Moissac. « En cinq minutes, des vagues d’un mètre de haut déferlent, après que le Tarn ait rompu la digue de la Palissade », témoigne un conseiller municipal de l’époque, « envahissant le canal » et « engloutissant les quartiers Saint - Benoît, Sainte- Blanche et Poumel ». Ce mardi 4 mars, la lumière luit à peine sur le tympan de l’église Saint - Pierre. Le spectacle est saisissant : quatre heures après Montauban, on dénombre, à Moissac, 120 morts, 1 400 maisons détruites et 5 896 sans abris.

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