En mai 1941, Les Jacobins montalbanais regroupaient en grande majorité des éléments du parti radical-socialiste hostiles à la politique du gouvernement de Vichy, et des francs-maçons. Cette organisation proto-résistante, diffusa la presse clandestine et organisa plus tard, un certain nombre de sabotages. Il coordonnait les mouvements clandestins, servait de relais, de boîte aux lettres à la Résistance dans son ensemble. Absent de tout mandat politique durant l’entre-deux-guerres, il ne voulut pas moins exercer de magistère dans la Résistance. Acteur anonyme, au point que l’on oublie volontiers son action, probablement pour des raisons d’ordre politique, Bonnafous était, nous pouvons le dire, la pierre angulaire d’un service de renseignements qui a informé tous les résistants du département, quelques soient leurs étiquettes politiques ou ambitions personnelles. S’il collabora étroitement avec le 2e bureau de l’état-major A.S., puis F.F.I., nous ne pouvons dans cette biographie succincte mettre en lumière toute l’activité clandestine de Bonnafous. Arrêté le 9 juin 1944 par la Gestapo en compagnie de son gendre, Roger Delnondedieu, de Mgr Théas –évêque de Montauban - de Émile Bousquet, notaire et père de René Bousquet, du préfet de Moselle Bourrat, du colonel de gendarmerie Hiriart, de l’instituteur Elie Villeneuve et d’un officier du C.A.T. du nom de Pitray, il fut toutefois relâché 48 heures plus tard en “ raison de son âge ”. On retiendra de cet emprisonnement éphémère - il est relâché le 10 juin à 11 heures -, la rencontre de Bonnafous avec l’évêque de Montauban, Mgr Théas. En effet, il ressort plusieurs témoignages de cette rencontre qu’il est intéressant de signaler. D’après le (...)
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