Arkheia, revue d'histoire

14-18 : la Grande Guerre en Tarn-et-Garonne

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Article publié dans
Première Guerre mondiale
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(...) française, évitent avec soin la fréquentation des Allemands internés dans le même bâtiment et professent, au dire de leurs surveillants des sentiments français [...] . Trois ou quatre, par contre, sont certainement suspects. Leur attitude est visiblement hostile et leurs fréquentations significatives[...] . Il y aurait évidemment un sérieux danger à mettre ce couple en liberté. (Rapport au Préfet de la Commission de contrôle, décembre 1914)

Espionnite

« Au départ de Montauban, devant le Musée Ingres, moment d’émotion mauvaise : des sergents de ville conduisent à leur commissaire une sorte de chemineau, bien nippé, fort propre, mais de mine exécrable. « Un espion ! Qu’on le fusille ! Au poteau et douze balles ! A l’eau ! Au Tarn ! A mort ! » crient les gens qui accourent de toutes parts, les poings fermés, la figure convulsée de colère. L’on se précipite après le misérable sur qui, fort à propos, se referme à grand bruit les portes du commissariat. Puis des gens nous racontent, comme s’ils avaient vu la chose, qu’ils étaient quatre espions dans une auto, avec de la dynamite, cherchant à faire sauter un pont de chemin de fer... En fait, l’accusation d’espionnage se révéla dénuée de tout fondement ». (J. Momméja, Les Cahiers Noirs)

Voir les prisonniers allemands

« Je suis allé comme tout le monde voir les prisonniers. Dans la maison en face de l’arsenal. On fait payer 0,10fr. Pour les voir. Tenue vert sale, casquette, bottes. Beaucoup sont couchés par terre. Les officiers mangent dans la cour. Des curieux montent sur le mur du cimetière, ce qui n’est pas sans inconvénient à cause des signaux possibles. On craint les espions

[22 septembre 1914] ... On voit depuis peu des prisonniers allemands en corvée, pelle sur l’épaule. Le public les regarde d’un œil placide, mais sans manifester. Ils marchent d’un pas scandé et lourd... Certains se sont permis d’envoyer des baisers à des jeunes filles qui passaient. .. » (Emmanuel Ducasse, Une ville de province pendant la guerre : Montauban, 1914-1918)

La vigne a besoin de main-d’œuvre

« Monsieur le Préfet, j’ai l’honneur de solliciter votre bonté pour que vous vouliez bien m’accorder 5 boches pour le travail de vigne que j’ai à Beausoleil à la limite de l’octroi. Je désire les avoir vers le 10 ou 15 avril sans nourriture. Je ne puis trouver des ouvriers pour faire faire ce travail. (Montauban, 8 mars 1918).

Photo : Vitrail de l’église Saint-Jean Villenouvelle, carton réalisé par le peintre Gaston Célarié (Los Angeles 1854 -Montauban 1931), vitrail réalisé par le maître-verrier Saint-Blanquat à Toulouse.  

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