Arkheia, revue d'histoire

14-18 : la Grande Guerre en Tarn-et-Garonne

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Article publié dans
Première Guerre mondiale

(...) l’ Emprunt de la Victoire dont la souscription est ouverte le 25 novembre 1915. Pour le deuxième emprunt en 1916, le préfet Viaud incite les Tarn-et-Garonnais, familles, agriculteurs, industriels..., à échanger l’or thésaurisé ou à le convertir en titres de rente. Par crainte et méfiance, la population conserve la monnaie métallique, pénalisant les transactions quotidiennes. Pour y remédier, dès 1914, la Chambre de Commerce de Montauban et la succursale montalbanaise de la Banque de France émettent des billets de 50 centimes, 1 et 2 francs, garantis par un dépôt équivalent en grosses coupures.

Si l’agriculture manque de main-d’œuvre, le ravitaillement et le prix des denrées posent aussi problème. Face à l’accroissement des besoins et à l’augmentation des prix de produits de base, il est fait appel à la solidarité nationale. Le maire Charles Capéran s’adresse le 22 août 1914 à la population montalbanaise, appelant au calme et menaçant de sanctions les spéculateurs.

Certains produits sont taxés et réquisitionnés : pain, viande, vin, blé, avoine... Le 11 novembre 1915, Capéran décrète la taxation de la viande de boucherie. Ces réquisitions entraînent parfois une levée de boucliers des producteurs et des populations. La priorité étant donnée à la Défense nationale, des tickets de rationnement pour le pain, sucre, viande, puis des cartes individuelles d’alimentation font leur apparition.

A partir de novembre 1916, le Préfet de Tarn-et-Garonne, pour limiter la consommation de certains produits nécessaires à l’armée (charbon, pétrole et essence), réduit l’éclairage de nuit des magasins et lieux publics, exceptés les maisons de vente de denrées alimentaires, pharmacies, salons de coiffure, débits de tabac et kiosques de journaux.

Un certain nombre d’entreprises travaillent pour la Défense Nationale et sont sous haute surveillance : l’usine Sainte Marguerite de Castelsarrasin (plus de 3900 ouvriers en 1917) et l’usine Chouvel à Moissac pour la fabrication de munitions, la scierie Demathieu à Valence pour des pièces de bois pour l’artillerie.

Retour de guerre

C’est à l’occasion du retour des régiments à Montauban, les 1er et 2 septembre 1919, après la signature du traité de paix de Versailles le 28 juin 1919, qu’est célébrée officiellement la victoire. Des monuments aux morts sont érigés en mémoire des combattants morts au combat, comme celui de Montauban, œuvre du sculpteur Antoine Bourdelle, inauguré Cours Foucault le 13 novembre 1932, et celui de Moissac, œuvre d’André Abbal.

Les Alsaciens-Lorrains hébergés à Labastide-Saint-Pierre

Les Alsaciens-Lorrains ou, pour mieux dire, les Alsaciens-Lorraines, car les hommes sont en très grosse minorité, habitant l’ancien couvent des Chartreux de La Bastide sont au nombre d’une quarantaine. Presque tous sont intéressants ; presque tous sont évidemment d’origine française, parlent purement la langue (...)



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